Notre AG du 8 avril 2022

Déroulé de l’Assemblée générale

  • Rapport moral de la présidente, Nathalie Grynszpan
  • Rapports financiers du trésorier, Jean Béthoux, et du commissaire aux comptes.
    Vote du rapport moral et du rapport financier, sur l’exercice 2021, affectation du résultat 2021, approbation du budget 2022 et quitus aux administrateurs sur l’exercice de mandat de l’exercice 2021
  • Rapport d’activité par Sébastien Bézelga, directeur de l’ACI Les Triandines, présentation du travail de restauration des sols
  • Rapport social par Yann Gosset, chargé d’accompagnement socio-professionnel
  • Présentation de l’Espace adhérents par Maëlle Quidoz, assistante de gestion administrative
  • Présentation du projet de rénovation du bâtiment par Maurice Meunier, architecte-urbaniste conseil pour les Triandines
  • Présentation de la commission biodiversité par Jean-Luc Gosselin, membre du CA
  • Renouvellement CA et appel à candidatures
  • Questions diverses

Nous publions le rapport moral et le rapport financier qui ont été votés à l’unanimité et le rapport d’activités.

Rapport moral par Nathalie Grynszpan, présidente


L’année a été rythmée par le chantier du bassin de stockage d’eau pluviale que nous vous avions présenté longuement il y a un an. Cette fois, il est là ! et déjà plein après les journées pluvieuses de cet hiver, soit près de 5 000 m3.
Le chantier a démarré en juin et s’est achevé début août pour la partie bassin. Il reste encore quelques finitions et la modernisation du réseau d’irrigation. Nous devrions pouvoir procéder à la réception des travaux, nous l’espérons, avant l’été. Ce bassin nous permettra de ne plus pomper sur le réseau d’eau potable de Grand Chambéry pour nos cultures maraîchères.

Pour la partie financière, nous avons eu un surcoût de 10 % sur l’ensemble du chantier, ce qui est assez courant, voire en dessous de la moyenne.
Dans le même temps, nous avons poursuivi les études pour l’avenir du bâtiment, ce hangar de 1000 m2. Plusieurs esquisses ont été produites par le bureau d’architecte de Philippe Bouche à Chambéry. Maurice Meunier, architecte-urbaniste, nous accompagne bénévolement dans la réflexion. Je le remercie d’avoir accepté cette mission.

Soulignons que Les Triandines ont pu se projeter et lancer ces travaux en tant que maître d’ouvrage parce-que nous avons signé avec la ville de Cognin, le 13 juillet 2021, un bail emphytéotique de 30 ans sur l’ensemble des parcelles cadastrales sur lesquelles nous sommes implantés. Il reste à y ajouter la parcelle agricole dite « de la commanderie » que Cristal Habitat a cédé à la ville de Cognin en février 2021 en vue de sa rétrocession aux Triandines. Nous attendons aujourd’hui l’écriture de l’avenant qui permettra de compléter ce bail emphytéotique et ainsi sécuriser pleinement notre activité.

L’autre marqueur de cette année 2021, c’est un été très humide et la conséquence pour notre ferme : des récoltes moins abondantes ou carrément perdues et donc moins de recettes.
Aujourd’hui notre budget est le reflet de ces difficultés liées au climat et il porte aussi la marque de choix stratégiques.

Nous avons pris la décision de créer un 3e poste d’encadrant maraîcher sur la ferme. Et sur la 1ère année de fonctionnement, cela pèse sur notre budget.

Il faut tenir bon car les effets se verront sans doute à partir de 2022 : cela se traduit déjà par une semaine de livraison en plus, du temps dégagé pour Sébastien Bézelga, le directeur, pour suivre les dossiers, monter des projets, notamment sur la restauration des sols.
2021, c’est aussi l’année de mise en route de notre nouveau site internet et de notre site commercial, l’Espace adhérents.

Tout cela, rappelons-le, c’est pour sécuriser l’activité de la ferme et remplir au mieux notre mission première : accueillir des hommes et des femmes en insertion et les accompagner dans la construction de leur parcours professionnel.
Depuis le mois de juillet, Yann Gosset, chargé d’accompagnement professionnel, a intégré l’équipe.

Donc vous le voyez d’un côté des investissements assez conséquents, de l’autre des recettes en demi-teinte et un poste de fonctionnement qui s’est alourdi.

Je tiens aussi à souligner l’environnement de notre Atelier-Chantier d’Insertion en Savoie : nous n’émargeons pas aux programmes du Fonds social Européen piloté par le Conseil départemental qui estime que nous sommes une structure trop petite au regard de la lourdeur administrative de ces programmes. Il nous faudra trouver une solution, des partenariats pour accéder à ces financements.
Nous n’avons pas pu répondre favorablement aux sollicitations des collectivités de mettre en place une production de légumes pour l’approvisionnement des cantines scolaires car nous tenons à conserver le lien avec les 380 familles adhérentes et les paniers hebdomadaires qui sont notre cœur de métier depuis plus de 20 ans.
C’est un équilibre délicat, à préserver. Il s’agit de dimensionner au mieux notre participation aux projets des collectivités. Et c’est un dialogue qui se poursuit.

Il nous appartient d’être à l’écoute des besoins du territoire et d’être force de proposition dans notre domaine de l’insertion et des circuits courts.
Aujourd’hui une piste que nous étudions serait que le site des Triandines devienne un pôle alimentaire du territoire et un lieu reconnu de préservation de la biodiversité.

Rapport financier par Jean Béthoux, trésorier

A. Les produits (recettes)

  1. Subventions liées directement à l’activité d’insertion (ACI), pour environ 300 000€, abondées par l’État (277 000€) et le Département de la Savoie (23 000€). Celles-ci financent la masse salariale liée à l’emploi des salariés en insertion ( 12,8 ETP en 2021, 11.4 ETP en 2020, 11.88 ETP en 2019, 11.3 en 2018).
  2. Subventions d’exploitation pour 53 000 €, apportées essentiellement par la Région Auvergne Rhône Alpes (40 600€), Grand Chambéry Métropole (12 000 €).          

Le total des subventions représente 58 % des ressources

42% des ressources sont obtenues par :

  1. Les produits vendus (légumes, fruits et pains) aux adhérents dans les paniers et aux magasins qui représentent 39% des ressources à hauteur de 243 000 €, en légère baisse.
  2. Les prestations de services (livraisons et taille de vigne hivernale), le tout pour environ 6000 €.
  3. Les cotisations des adhérents pour 12 000 €.
  4. Les contributions financières pour 33 000 € (aides de la Fondation EDF et de la Fondation Caisse d’Epargne pour travaux bassin de retenue)

Soit un total de produits de 647 573,50 €

B. Les charges (dépenses)  :

  1. 445 000 €de masse salariale (salaires + charges) en hausse de 42 000 € du fait essentiellement :
  • D’une période de tuilage entre le départ d’un salarié et l’arrivée de son remplaçant
  • Du salaire en année pleine d’un troisième encadrant maraîcher (recruté en septembre 2020)
  • De l’emploi d’un nombre supérieur à l’année précédente de salariés en insertion
  1. 106 000 € de frais généraux
  2. 17 000€ de charges de production constituées des consommations matières pour la production,
  3. 48 000 € d’achats de marchandises pour le négoce,
  4. 36 000 € d’amortissements,
  5. 33 000 € de reports en fonds dédiés.

Soit un total de charges de 685 103,39 €

et un résultat courant de -37 957,08 € (alors qu’il était de + 2 000 € en 2020).

Le résultat net est négatif de 21 927,61€ du fait d’un résultat exceptionnel de 16 029,47€

Les investissements 2021/2022

En 2021 ont démarré la création d’une retenue d’eau et la modernisation du système d’irrigation, ces travaux se terminent en 2022. Au cours de l’hiver 2022 un remplacement de serres a été réalisé. Ces investissements représentent un engagement financier important. Les subventions obtenues représentent 62% du financement total de ces investissements.

Rapport d’activités par Sébastien Bézelga, directeur

L’année 2021 a été une année difficile marquée par des aléas météorologiques et de personnels. Les résultats s’en ressentent. Mais malgré tout, cela ne nous a pas empêché d’accomplir notre mission et d’avancer dans l’amélioration de nos pratiques et outils. Et surtout de proposer sans faillir un travail et accompagnement aux salariés en insertion.

La production

Si le printemps a été satisfaisant, l’événement marquant de cette année 2021 du point de vue production a été le climat médiocre de l’été et les faibles, voire nulles, productions qui en ont résulté.

Même si notre activité de maraîchage diversifiée, les gains de production des années précédentes et nos surfaces sous serres nous ont permis d’assurer l’approvisionnement des paniers toute l’année, c’est sur les ventes extérieures, produits transformés et légumes de garde, que nous n’avons pas pu être au niveau des années précédentes.

La commercialisation

Ce sont donc 16 891 paniers de légumes qui ont été fournis cette année. Bien sûr, plus que l’année 2020 avec ses interruptions dues au COVID, mais aussi plus que les années précédentes (+ 1000 qu’en 2019). À noter encore cette année que ce sont les grandes parts de légumes qui remportent le plus d’adhésion.

À noter que nous n’avons toujours pas pu récupérer de point de dépôt à La Motte-Servolex. Saveurs Campagnardes ne nous accueillant plus, nous sommes toujours en recherche.

Mais du point de vue de la commercialisation, le fait marquant de l’année a été le lancement de CocagneBio : compte utilisateur en ligne pour les adhérents, mais aussi et surtout un logiciel avancé de gestion des paniers pour nous. Au-delà de permettre à chacun de gérer ses paniers, il améliore grandement le « back-office » : mailing, prélèvement, édition des soldes, édition des documents de préparation, gestion de commandes complémentaires…

Cette modernisation a pour enjeu d’être au service de notre projet en nous laissant entrevoir la possibilité de relancer la dynamique des produits complémentaires de producteurs et dégager du temps sur l’animation du réseau d’adhérents.

L’origine de la plus grande partie de nos adhérents est en proximité de notre site : 37 % viennent de Cognin, Jacob- Bellecombette, Montagnole, Saint-Cassin et Vimines. Et si l’on rajoute Chambéry, ce sont 69 %.

Richesses Humaines


Ce sont toujours une vingtaine de jardiniers par mois qui sont accompagnés aux Triandines, avec un équilibre Homme / Femme encore cette année plus proche des 60-40 que des 2/3-1/3 habituels.

La durée moyenne de présence cette année est de 12 mois, comme l’an dernier. Ce qui est faible et symptomatique d’un nombre de recrutements qui n’a pas abouti sur des parcours au-delà de 3 mois. Pour le moment il n’est pas possible d’entrevoir une explication générale, les profils étant variés, ou de savoir si cela est conjoncturel ou structurel.
Du côté de l’équipe d’Encadrants Techniques d’Insertion (ETI), à la suite de Pierre-Yves en 2020, c’est une autre encadrante historique qui est partie vers d’autres horizons : Charlotte Allagnat, remplacée par Marie Alarcon. Charlotte Castellan recrutée comme 3e ETI, n’a pas souhaité continuer et a été remplacée par Célia Tiercelin. Nous les remercions pour leur investissement.

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